Imaginez-vous arriver au bureau un matin, allumer votre ordinateur et être accueilli par un message glaçant : « Vos fichiers ont été chiffrés. Payez une rançon pour les récupérer. » Impossible d’accéder à vos documents comptables, vos devis clients ou vos fiches de stock. C’est la réalité brutale des attaques de ransomware, un fléau qui touche de plus en plus les dirigeants de petites entreprises, artisans et chefs de TPME.
Les cybercriminels savent que les TPME sont des cibles privilégiées : souvent sous-équipées en matière de cybersécurité, elles peuvent être plus vulnérables aux attaques. Selon une étude récente, 43 % des cyberattaques visent les PME, et 60 % des entreprises victimes ferment leurs portes dans les six mois suivant une attaque majeure.
Pourquoi est-il essentiel de se protéger ?
Contrairement aux grandes entreprises, les TPME n’ont pas toujours les ressources pour faire face à une attaque de ransomware. Une fois les données verrouillées, les conséquences peuvent être dramatiques :
- Perte de données critiques : documents financiers, bases de données clients, projets en cours…
- Arrêt de l’activité : un blocage informatique peut paralyser toute l’entreprise pendant plusieurs jours ou semaines.
- Atteinte à la réputation : une fuite de données ou un incident de sécurité peut nuire à la confiance des clients.
- Coût financier élevé : en plus de la rançon exigée (qui peut aller de quelques milliers à plusieurs millions d’euros), il faut compter les frais de récupération et de renforcement de la sécurité.
Heureusement, il existe des solutions concrètes et accessibles pour protéger votre entreprise contre les ransomwares. Dans cet article, nous allons voir comment fonctionnent ces attaques, quels sont les bons réflexes à adopter, et quelles solutions existent pour sécuriser votre activité.
Qu’est-ce qu’un ransomware ?
Définition et fonctionnement
Le ransomware, ou rançongiciel en français, est un type de logiciel malveillant qui chiffre les fichiers d’un ordinateur ou d’un réseau et empêche ainsi leur accès. Les pirates demandent ensuite une rançon en échange d’une clé de déchiffrement.
Ces attaques fonctionnent sur un principe simple : prendre en otage les données d’une entreprise et la forcer à payer pour les récupérer. Malheureusement, payer la rançon ne garantit pas la restitution des fichiers. Dans de nombreux cas, les cybercriminels disparaissent après le paiement, ou reviennent exiger une nouvelle somme d’argent.
Il existe plusieurs types de ransomwares, mais ils suivent généralement le même schéma :
- Infection du système : l’attaque commence par l’infiltration du réseau via un email piégé, un logiciel non sécurisé ou une faille dans le système informatique.
- Chiffrement des fichiers : une fois installé, le ransomware chiffre les fichiers et empêche leur accès.
- Affichage d’une demande de rançon : un message s’affiche à l’écran, expliquant que les fichiers sont bloqués et que l’entreprise doit payer pour les récupérer.
- Pression et menaces : certains ransomwares menacent de supprimer définitivement les fichiers ou de publier des données sensibles si la rançon n’est pas payée.
Les ransomwares les plus connus
Parmi les ransomwares les plus célèbres, on retrouve :
- WannaCry (2017) : A touché plus de 200 000 ordinateurs dans 150 pays, paralysant notamment des hôpitaux et des entreprises.
- NotPetya (2017) : Initialement destiné à l’Ukraine, ce malware s’est propagé à l’international, causant plus de 10 milliards de dollars de dégâts.
- Ryuk (2018 – aujourd’hui) : Utilisé dans des attaques ciblées contre les entreprises et les administrations, avec des rançons souvent élevées.
- LockBit (2022 – aujourd’hui) : Un ransomware particulièrement agressif, utilisé par des groupes cybercriminels spécialisés.
Les attaques de ransomware évoluent constamment et les pirates développent sans cesse de nouvelles méthodes pour contourner les protections. C’est pourquoi il est essentiel de comprendre comment ces attaques se propagent et comment s’en prémunir.
Comment les ransomwares infectent-ils une entreprise ?
Les cybercriminels utilisent différentes techniques pour infiltrer un réseau et déployer un ransomware. Dans la majorité des cas, l’infection provient d’une faille humaine ou technique exploitable. Comprendre ces modes d’attaque est essentiel pour mieux les anticiper et protéger son entreprise.
Le phishing : la porte d’entrée numéro un
Le phishing, ou hameçonnage, est la méthode la plus courante utilisée par les hackers pour propager des ransomwares. Il s’agit d’un email frauduleux qui semble provenir d’une source légitime (banque, fournisseur, administration, partenaire commercial…) et qui incite l’utilisateur à :
✅ Cliquer sur un lien menant vers un site infecté,
✅ Télécharger une pièce jointe piégée (facture, devis, CV, bon de commande, etc.),
✅ Fournir des informations sensibles (identifiants, mots de passe…).
⚠ Exemple concret : un chef d’entreprise reçoit un email apparemment envoyé par sa banque l’informant d’un problème avec son compte. Il clique sur le lien fourni, entre ses identifiants… et les pirates prennent immédiatement le contrôle de ses accès.
Exploitation des failles de sécurité et des logiciels obsolètes
Les ransomwares exploitent souvent des failles dans les logiciels et les systèmes d’exploitation. Un ordinateur ou un serveur qui n’a pas été mis à jour peut-être une cible facile.
📌 Exemple célèbre : le ransomware WannaCry (2017) s’est propagé à cause d’une faille dans Windows, que Microsoft avait corrigée via une mise à jour. Pourtant, des milliers d’entreprises n’avaient pas fait cette mise à jour à temps, et leurs systèmes ont été infectés en quelques heures.
L’accès non sécurisé aux réseaux et aux serveurs
Beaucoup d’entreprises négligent la sécurité de leurs connexions. Un pirate peut exploiter un mot de passe trop simple ou un accès distant non sécurisé pour prendre le contrôle d’un serveur et y installer un ransomware.
⚠ Erreurs fréquentes :
❌ Utiliser des mots de passe comme 123456 ou admin (trop faciles à deviner).
❌ Partager ses identifiants sans protection.
❌ Ne pas activer l’authentification à deux facteurs (2FA).
Clés USB et téléchargements non sécurisés
Les ransomwares peuvent aussi être installés via des supports physiques infectés, comme une clé USB branchée à un ordinateur. De plus, les téléchargements de logiciels piratés ou de fichiers douteux sur Internet peuvent contenir un malware caché.
⚠ Cas réel : un employé télécharge une version « gratuite » d’un logiciel payant. Sans le savoir, il installe en même temps un ransomware qui commence immédiatement à chiffrer les fichiers de l’entreprise.
Attaques sur les services en ligne (Cloud, emails, VPN mal protégés)
Avec la généralisation du télétravail et des outils en ligne, les cybercriminels ciblent de plus en plus les services Cloud et les VPN. Si une entreprise utilise un service de stockage (Google Drive, Dropbox, etc.) sans protection renforcée, un hacker peut y introduire un ransomware.
Stratégies de protection contre les ransomwares
Prévenir une attaque de ransomware est bien plus efficace (et moins coûteux) que de devoir en gérer les conséquences. Pour protéger votre TPME, il est essentiel de mettre en place une stratégie de cybersécurité robuste combinant bonnes pratiques et outils adaptés.
Voyons ensemble les mesures essentielles pour se prémunir contre les ransomwares.
Maintenir les systèmes et logiciels à jour
Pourquoi c’est important ?
Les ransomwares exploitent souvent des failles de sécurité présentes dans les logiciels obsolètes. Un simple retard dans les mises à jour peut laisser une porte ouverte aux cybercriminels.
Bonnes pratiques :
✅ Activer les mises à jour automatiques pour Windows, MacOS, et Linux.
✅ Mettre à jour régulièrement les logiciels et les applications métiers.
✅ Supprimer les programmes non utilisés pour limiter les risques.
✅ Vérifier que les pare-feu et antivirus sont bien à jour.
⚠ Exemple concret : en 2017, le ransomware WannaCry s’est propagé en exploitant une faille Windows déjà corrigée par Microsoft. Les entreprises qui avaient fait la mise à jour ont été protégées, tandis que celles qui ne l’avaient pas faite ont été paralysées.
Sécuriser les accès avec des mots de passe forts et l’authentification à deux facteurs (2FA)
Pourquoi c’est important ?
Les cybercriminels testent des millions de combinaisons de mots de passe pour accéder aux systèmes. Un mot de passe faible est une invitation ouverte à une attaque.
Bonnes pratiques :
✅ Utiliser des mots de passe complexes (minimum 12 caractères, mélangeant lettres, chiffres et symboles).
✅ Ne jamais utiliser le même mot de passe pour plusieurs services.
✅ Activer l’authentification à deux facteurs (2FA) sur les emails et les accès sensibles.
✅ Utiliser un gestionnaire de mots de passe pour stocker et générer des mots de passe sécurisés.
📌 Erreur courante : « admin123 », « nomdelentreprise2024 », « 123456 » → Ces mots de passe sont les premiers testés par les pirates !
Former les employés à la cybersécurité
Pourquoi c’est important ?
💡 90 % des cyberattaques réussies sont dues à une erreur humaine. Un simple clic sur un lien frauduleux peut paralyser toute une entreprise.
Bonnes pratiques :
✅ Sensibiliser les employés aux dangers des emails suspects (ne jamais cliquer sur un lien douteux).
✅ Leur apprendre à reconnaître les tentatives de phishing.
✅ Former régulièrement l’équipe avec des exercices pratiques et des tests d’attaque simulée.
➡ Solution recommandée : la formation e-learning de Plus que pro est idéale pour apprendre aux employés à identifier et éviter les menaces.
Mettre en place une politique de sauvegarde régulière
Pourquoi c’est important ?
Si un ransomware chiffre vos fichiers, la meilleure solution est de les restaurer à partir d’une sauvegarde propre.
Bonnes pratiques :
✅ Faire des sauvegardes automatiques et fréquentes.
✅ Stocker les sauvegardes sur un serveur externe ou un Cloud sécurisé.
✅ Tester régulièrement la capacité de récupération des sauvegardes.
✅ Utiliser la règle 3-2-1 :
- 3 copies des fichiers,
- 2 supports de stockage différents,
- 1 sauvegarde hors ligne (non connectée au réseau).
📌 Cas réel : Une entreprise victime d’un ransomware a pu rétablir l’ensemble de ses données en 24 heures grâce à une sauvegarde récente, évitant ainsi de payer la rançon.
Installer des solutions de cybersécurité adaptées aux TPME
Pour renforcer la protection contre les ransomwares, il est indispensable d’utiliser des outils spécialisés.
✅ Un bon antivirus : un logiciel de cybersécurité détecte et bloque les ransomwares avant qu’ils ne s’installent.
✅ Un pare-feu efficace : il filtre les connexions malveillantes et empêche les intrusions.
✅ Un système de surveillance des adresses emails et noms de domaine : permet de détecter les tentatives de phishing et les attaques avant qu’elles ne se produisent.
➡ Solution recommandée : surveillance des adresses mails et nom de domaine de Plus que pro, qui protège votre entreprise contre les usurpations d’identité numérique et le phishing.
Contrôler les accès et sécuriser les connexions à distance
Avec la montée du télétravail, les connexions à distance mal sécurisées sont devenues une cible privilégiée des hackers.
Bonnes pratiques :
✅ Interdire l’accès aux systèmes sensibles depuis un réseau Wi-Fi public.
✅ Exiger une connexion via un VPN sécurisé.
✅ Restreindre les accès uniquement aux employés autorisés.
✅ Désactiver les comptes utilisateurs inutilisés pour éviter une faille de sécurité.
📌 Erreur fréquente : un employé utilise un Wi-Fi public sans protection pour se connecter à son compte professionnel. Un pirate intercepte les données et accède au réseau de l’entreprise.
En résumé : les mesures essentielles pour protéger votre entreprise
| Stratégie | Action recommandée |
|---|---|
| Mises à jour logicielles | Activer les mises à jour automatiques |
| Sécurité des mots de passe | Utiliser des mots de passe forts + authentification à deux facteurs (2FA) |
| Formation des employés | Suivre une formation e-learning sur la cybersécurité |
| Sauvegardes régulières | Appliquer la règle 3-2-1 et tester les restaurations |
| Solutions de cybersécurité | Installer un antivirus, un pare-feu et un système de surveillance |
| Sécurisation des connexions | Utiliser un VPN, restreindre les accès aux employés autorisés |
L’objectif : réduire au maximum les risques d’infection par un ransomware et éviter les pertes de données et les arrêts d’activité.
Importance des sauvegardes régulières
Un ransomware peut paralyser une entreprise en quelques minutes en chiffrant toutes ses données. Sans sauvegarde, l’entreprise se retrouve face à un dilemme terrible : payer la rançon (sans garantie de récupérer ses fichiers) ou perdre définitivement ses données.
Avoir un plan de sauvegarde solide est donc la meilleure arme pour rétablir rapidement l’activité sans céder aux cybercriminels. Voyons comment mettre en place une stratégie efficace.
Pourquoi les sauvegardes sont essentielles contre les ransomwares ?
Les sauvegardes permettent de restaurer les fichiers chiffrés sans dépendre des pirates. Une entreprise bien préparée peut ainsi se remettre d’une attaque en quelques heures ou jours, au lieu de subir des semaines d’arrêt d’activité.
📌 Exemple concret :
Une entreprise artisanale stockait tous ses devis et factures sur son ordinateur principal sans sauvegarde externe. Lorsqu’un ransomware a frappé, tous les fichiers ont été bloqués. Sans solution, l’entreprise a dû repartir de zéro, perdant des années de travail.
À l’inverse, une entreprise ayant une sauvegarde récente peut récupérer ses fichiers en quelques heures, minimisant ainsi les pertes.
Quelle est la meilleure stratégie de sauvegarde ?
Une bonne sauvegarde ne se limite pas à copier quelques fichiers sur une clé USB. Il faut une méthode fiable et régulière pour assurer la sécurité des données.
✅ La règle du 3-2-1 : la meilleure méthode de sauvegarde
Cette règle garantit une protection maximale contre les ransomwares et les incidents informatiques.
🔹 3 copies des fichiers → L’original + 2 copies de sauvegarde.
🔹 2 supports de stockage différents → Ex : un disque dur externe et un Cloud sécurisé.
🔹 1 sauvegarde hors site → Stockée hors de l’entreprise pour éviter la perte en cas d’attaque.
📌 Exemple pratique :
Un artisan du bâtiment enregistre ses documents comptables :
✅ Une copie locale sur son PC.
✅ Une sauvegarde sur un disque dur externe qu’il branche une fois par semaine.
✅ Une sauvegarde automatique sur un Cloud sécurisé pour protéger ses données en temps réel.
Sauvegarde locale vs sauvegarde Cloud : quelle solution choisir ?
| MÉTHODE | AVANTAGES | INCONVÉNIENTS |
|---|---|---|
| Sauvegarde locale (disque dur, NAS, serveur interne) |
✅ Rapide à restaurer
✅ Accessible sans Internet
|
❌ Risque d'être chiffrée par le ransomware
❌ Perte possible en cas d'incendie ou de vol
|
| Sauvegarde Cloud (Google Drive, Dropbox, services spécialisés) |
✅ Protégée des ransomwares
✅ Accessible partout
✅ Sécurisée avec chiffrement des données
|
❌ Dépendance à Internet
❌ Peut avoir un coût mensuel
|
📌 Bonnes pratiques :
- Ne jamais laisser une sauvegarde branchée en permanence (sinon elle sera aussi chiffrée par le ransomware).
- Privilégier les services Cloud sécurisés avec chiffrement des données et authentification à deux facteurs.
- Tester régulièrement la récupération des fichiers pour éviter les mauvaises surprises en cas de crise.
Tester et mettre à jour ses sauvegardes régulièrement
Une sauvegarde inutilisable ne sert à rien. Beaucoup d’entreprises pensent être protégées, mais découvrent trop tard que leurs sauvegardes sont corrompues ou incomplètes.
Bonnes pratiques :
✅ Vérifier la bonne réalisation des sauvegardes (au moins une fois par semaine).
✅ Tester la récupération des fichiers pour s’assurer qu’ils sont lisibles et exploitables.
✅ Mettre à jour les sauvegardes après chaque modification importante.
📌 Cas réel :
Une entreprise pensait avoir une sauvegarde fiable sur son serveur interne. Après une attaque, elle a tenté de restaurer ses fichiers… mais les sauvegardes étaient vides depuis six mois.
Résultat : perte totale des données et arrêt de l’activité.
Automatiser les sauvegardes pour éviter les oublis
Dans une TPME, les dirigeants et artisans ont peu de temps à consacrer à l’informatique. Il est donc recommandé d’automatiser les sauvegardes pour ne pas avoir à y penser.
✅ Utiliser un logiciel de sauvegarde automatique pour éviter les erreurs humaines.
✅ Définir une fréquence adaptée : quotidienne, hebdomadaire, ou après chaque modification importante.
✅ Stocker les sauvegardes sur un support externe sécurisé (hors ligne ou dans un Cloud chiffré).
📌 Solution recommandée : La Plateforme Cyber de Plus que Pro, qui propose des solutions adaptées aux TPME pour surveiller, protéger et sécuriser leurs données.
En résumé : Adoptez une stratégie de sauvegarde infaillible
| Étape | Action recommandée |
|---|---|
| Appliquer la règle 3-2-1 | 3 copies, 2 supports différents, 1 hors site |
| Utiliser des sauvegardes Cloud sécurisées | Avec chiffrement et accès protégé |
| Ne pas laisser une sauvegarde branchée en permanence | Pour éviter qu'elle soit chiffrée aussi |
| Tester régulièrement les sauvegardes | Vérifier la restauration des fichiers |
| Automatiser les sauvegardes | Avec un logiciel ou un service Cloud |
En cas d’attaque, une entreprise ayant des sauvegardes fiables peut restaurer ses fichiers en quelques heures et éviter de payer la rançon.
Mettre en place un plan de réponse aux attaques
Malgré toutes les précautions, aucune entreprise n’est à l’abri d’une attaque de ransomware. Si cela arrive, la rapidité et l’efficacité de la réaction peuvent limiter les dégâts et permettre une reprise d’activité rapide.
Un plan de réponse aux incidents est essentiel pour savoir quoi faire immédiatement après une attaque et éviter les erreurs qui pourraient aggraver la situation.
Que faire immédiatement après une attaque de ransomware ?
Dès que vous constatez que votre système est infecté par un ransomware :
✅ Déconnectez immédiatement les machines infectées du réseau. Coupez l’accès Internet et débranchez les câbles réseau pour empêcher la propagation. Un ransomware peut se propager très vite à tous les ordinateurs connectés.
✅ Ne payez jamais la rançon ! Payer ne garantit pas la récupération des fichiers et encourage les cybercriminels à continuer leurs attaques. Dans certains cas, même après paiement, les données restent verrouillées.
✅ Prévenez votre équipe et limitez l’accès. Informez immédiatement vos employés et partenaires pour éviter toute manipulation risquée (exemple : ouvrir un fichier infecté). Restreignez les accès aux données sensibles.
✅ Prenez une photo ou capture d’écran du message de rançon. Cela peut être utile pour identifier le type de ransomware et pour les experts en cybersécurité qui tenteront de récupérer vos fichiers.
✅ Ne redémarrez pas la machine immédiatement. Certains ransomwares se déclenchent au redémarrage et peuvent aggraver la situation. Avant toute action, contactez un expert en cybersécurité.
Contacter les bonnes personnes et déclarer l’attaque
📌 Faire appel à un expert en cybersécurité. Un spécialiste pourra analyser l’attaque et voir s’il est possible de récupérer les fichiers sans payer la rançon.
📌 Déclarer l’attaque aux autorités compétentes. En France, vous pouvez signaler une attaque de ransomware à :
- Cybermalveillance.gouv.fr (accompagnement et assistance aux entreprises victimes).
- La CNIL si des données personnelles sont compromises.
- La police ou la gendarmerie si des informations sensibles sont touchées.
📌 Informer vos clients et partenaires si nécessaire. Si des données clients sont concernées par l’attaque, il peut être obligatoire de les prévenir rapidement (notamment en cas de violation du RGPD).
Restaurer les données et redémarrer l’activité
Si vous avez mis en place une bonne stratégie de sauvegarde, vous pouvez récupérer vos fichiers et reprendre l’activité.
➡ Cas 1 : Vous avez une sauvegarde saine
✅ Supprimez le ransomware des systèmes infectés avec un antivirus spécialisé.
✅ Restaurez vos fichiers à partir d’une sauvegarde récente.
✅ Vérifiez que l’infection ne s’est pas propagée à d’autres machines.
➡ Cas 2 : Vous n’avez pas de sauvegarde récente
🔹 Essayez d’utiliser des outils de déchiffrement gratuits disponibles sur No More Ransom.
🔹 Consultez un expert en récupération de données.
🔹 Si aucune solution ne fonctionne, vous risquez de perdre définitivement vos fichiers.
📌 Exemple concret :
Une PME victime d’une attaque a pu restaurer l’intégralité de ses fichiers en moins de 24 heures grâce à une sauvegarde Cloud automatique. À l’inverse, une entreprise sans sauvegarde a perdu des années de travail et dû fermer son activité.
Renforcer la sécurité pour éviter une nouvelle attaque
Après une attaque, il est crucial de corriger les failles pour éviter que cela ne se reproduise.
✅ Analyser l’origine de l’attaque : Phishing, logiciel obsolète, accès mal sécurisé…
✅ Former les employés pour éviter les erreurs humaines à l’avenir.
✅ Mettre à jour tous les systèmes et installer des correctifs de sécurité.
✅ Surveiller activement les menaces avec des outils spécialisés.
➡ Solution recommandée : Surveillance des adresses mails et nom de domaine de Plus que Pro, pour détecter les tentatives de phishing avant qu’elles ne fassent des dégâts.
En résumé : réagir efficacement en cas d’attaque
| Étape | Action recommandée |
|---|---|
| Déconnecter les machines infectées | Pour stopper la propagation du ransomware |
| Ne pas payer la rançon | Aucun remboursement garanti, encouragement aux cybercriminels |
| Contacter un expert en cybersécurité | Identifier le type d'attaque et évaluer les solutions |
| Déclarer l'attaque aux autorités | Cybermalveillance.gouv.fr, CNIL, police/gendarmerie |
| Restaurer les fichiers depuis une sauvegarde | Récupérer les données propres et sécurisées |
| Renforcer la sécurité après l'attaque | Mise à jour des systèmes, formation des employés |
Sensibilisation des équipes et formation à la cybersécurité
Même avec les meilleures solutions de sécurité, une entreprise restera vulnérable si ses employés ne sont pas sensibilisés aux menaces. En effet, 90 % des cyberattaques réussies sont dues à une erreur humaine, souvent un clic malheureux sur un lien frauduleux ou l’ouverture d’une pièce jointe piégée.
Pour une TPME, investir dans la formation en cybersécurité est aussi important que d’avoir un bon antivirus ou un pare-feu. Un personnel formé est une première ligne de défense efficace contre les ransomwares.
Pourquoi la formation en cybersécurité est essentielle ?
Le facteur humain : la faille numéro un
Les hackers savent que les employés d’une entreprise sont souvent le maillon faible en matière de sécurité. Ils utilisent donc des techniques d’ingénierie sociale pour tromper et manipuler les personnes afin d’infiltrer le réseau.
📌 Exemples d’erreurs fréquentes en entreprise :❌ Un employé clique sur un lien frauduleux dans un email piégé (phishing).
❌ Un artisan télécharge un faux devis contenant un ransomware.
❌ Un responsable utilise un mot de passe trop simple (ex : Entreprise2024).
❌ Une secrétaire laisse son ordinateur déverrouillé dans un lieu public.
➡ Une formation adaptée permet d’éviter ces erreurs et d’apprendre les bons réflexes.
Quels sujets doivent être couverts dans une formation en cybersécurité ?
Une formation efficace doit inclure :
✅ Reconnaître une tentative de phishing
- Analyser un email suspect : expéditeur, fautes d’orthographe, liens douteux.
- Ne jamais cliquer sur un lien ou une pièce jointe sans vérification.
- Signaler immédiatement tout email suspect au responsable informatique.
✅ Créer et gérer des mots de passe sécurisés
- Utiliser des mots de passe complexes et uniques.
- Activer l’authentification à deux facteurs (2FA).
- Ne jamais partager ses identifiants avec des collègues.
✅ Adopter les bons réflexes en cas de menace
- Ne pas brancher de clé USB inconnue.
- Ne jamais télécharger de logiciels depuis des sites non officiels.
- Vérifier que les sites web visités sont sécurisés (HTTPS).
✅ Appliquer les bonnes pratiques sur les connexions à distance
- Toujours utiliser un VPN sécurisé en télétravail.
- Fermer sa session après utilisation.
- Mettre à jour régulièrement son ordinateur et ses logiciels.
📌 Exemple concret :
Une entreprise a organisé une formation en cybersécurité. Quelques jours après, un employé a reçu un email frauduleux imitant sa banque. Grâce à la formation, il a su identifier le piège et éviter une attaque potentiellement catastrophique.
Comment former efficacement ses employés ?
Les formations classiques en cybersécurité sont souvent trop techniques pour des dirigeants et employés de TPME. Il est donc important d’opter pour une approche pédagogique, accessible et interactive.
💡 3 méthodes efficaces :
🔹 Formation en présentiel ou webinaire
✅ Explications claires avec démonstrations pratiques.
✅ Possibilité de poser des questions et d’échanger.
🔹 Simulations d’attaques (tests de phishing)
✅ Envoi d’emails piégés aux employés pour tester leur vigilance.
✅ Identification des failles et points à améliorer.
🔹 E-learning en cybersécurité (Solution idéale pour les TPME)
✅ Formation accessible en ligne, à tout moment.
✅ Apprentissage interactif avec vidéos et quiz.
✅ Adapté aux profils non techniques.
➡ Solution recommandée : la formation e-learning de Plus que Pro, conçue spécialement pour les PME et artisans qui souhaitent former leurs équipes sans contraintes.
Instaurer une culture de la cybersécurité en entreprise
Former une fois ne suffit pas ! La cybersécurité doit être une habitude au quotidien.
📌 Actions à mettre en place :
✅ Nommer un référent cybersécurité (même sans équipe IT).
✅ Organiser des rappels réguliers sur les bonnes pratiques.
✅ Envoyer des newsletters de sensibilisation sur les nouvelles menaces.
✅ Afficher des guides et rappels visuels dans les bureaux.
🔹 Bonus : Sensibilisation ludique → Gamification, quiz internes, challenges pour inciter les équipes à prendre la cybersécurité au sérieux.
En résumé : la formation en cybersécurité est une priorité pour les TPME
| Action | Pourquoi c'est essentiel ? |
|---|---|
| Former les employés à reconnaître les menaces | Éviter les erreurs humaines (phishing, ransomware) |
| Utiliser une formation adaptée aux non-experts | E-learning, webinaires, tests pratiques |
| Tester les équipes avec des simulations d'attaques | Identifier les failles et améliorer la vigilance |
| Mettre en place des rappels et bonnes pratiques | Faire de la cybersécurité une routine d'entreprise |
| Utiliser un outil comme la formation Plus que Pro | Apprentissage simple et accessible pour les TPME |
Protégez votre entreprise avant qu’il ne soit trop tard
Les ransomwares représentent l’une des menaces les plus dangereuses pour les TPME. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les petites structures sont des cibles privilégiées, car elles sont souvent moins bien protégées que les grandes entreprises.
📌 Quelques chiffres alarmants :
- 43 % des cyberattaques visent des PME.
- 60 % des entreprises victimes d’une cyberattaque ferment dans les 6 mois.
- Le coût moyen d’une attaque dépasse 50 000 €, entre rançon, pertes de revenus et frais de récupération.
Mais la bonne nouvelle, c’est qu’il est possible d’éviter ces attaques !
Récapitulatif des mesures essentielles
| Action | Pourquoi c'est important ? | Solution recommandée |
|---|---|---|
| Mettre à jour tous les logiciels | Corrige les failles de sécurité exploitées par les ransomwares | Automatiser les mises à jour |
| Utiliser des mots de passe forts et l'authentification 2FA | Évite les accès non autorisés aux comptes | Gestionnaire de mots de passe + activation du 2FA |
| Sensibiliser et former les employés | 90 % des cyberattaques réussissent à cause d'une erreur humaine | Formation e-learning |
| Mettre en place une solution de surveillance des emails | Bloque les tentatives de phishing avant qu'elles n'atteignent vos employés | Surveillance des emails et nom de domaine |
| Sauvegarder régulièrement les données (règle 3-2-1) | Permet de restaurer ses fichiers en cas d'attaque sans payer la rançon | Sauvegardes Cloud et hors ligne |
| Surveiller et corriger les vulnérabilités de l'entreprise | Évite les failles exploitées par les pirates | Plateforme Cyber |
| Établir un plan de réponse aux attaques | Réagir rapidement et limiter les dégâts en cas d'infection | Document interne avec les étapes d'urgence |
En mettant en place ces bonnes pratiques, vous réduisez considérablement les risques d’attaque et protégez la pérennité de votre entreprise.
Passez à l’action dès maintenant !
Ne prenez pas le risque d’attendre qu’une attaque se produise pour agir. Les cybercriminels ne préviennent pas avant d’attaquer.
✅ Évaluez votre niveau de protection : faites un audit de vos pratiques actuelles.
✅ Mettez en place des solutions adaptées : sécurisation des emails, sauvegardes, formations…
✅ Sensibilisez vos employés : un personnel formé est un atout, pas une menace.
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🔹 Surveillance des emails et nom de domaine
🔹 Formation e-learning en cybersécurité
Ne laissez pas un ransomware ruiner des années de travail. Prenez les devants dès aujourd’hui !
L’article que vous venez de consulter s’inscrit dans une thématique plus large sur la sécurité informatique. Pour poursuivre votre lecture, explorez nos autres conseils pratiques en matière de sécurité numérique. 👉 Découvrir les autres contenus de la thématique
Foire aux questions (FAQ)
Qu’est-ce qu’un ransomware ?
Lorsqu’un logiciel malveillant chiffre vos fichiers et vous empêche d’y accéder, on parle de rançongiciel ou ransomware. Les cybercriminels réclament alors une somme d’argent comme rançon pour restituer, en théorie, la clé de déchiffrement. Le paiement ne garantit néanmoins pas le déblocage réel des données.
Pourquoi les petites et moyennes entreprises sont-elles autant ciblées ?
Les TPME ont parfois moins de ressources dédiées à la cybersécurité. Les attaquants savent qu’un arrêt d’activité leur serait fatal et que ces entreprises pourraient être prêtes à payer pour éviter de lourdes pertes. Le risque d’y trouver des failles, comme des logiciels obsolètes ou des mots de passe faibles, est aussi plus élevé que dans les grandes structures mieux protégées.
Quelles sont les conséquences habituelles d’une attaque de ransomware ?
Une entreprise infectée peut être confrontée à la perte ou au blocage de ses données essentielles, à un arrêt partiel ou total de son activité, à une atteinte durable à sa réputation, et à des frais considérables. Les pertes financières incluent la rançon éventuelle, le coût de la récupération des systèmes et la baisse de chiffre d’affaires liée à l’arrêt de la production.
Comment un ransomware peut-il infecter une entreprise ?
Les principaux vecteurs sont souvent les failles humaines et techniques. Un employé peut cliquer sur un lien frauduleux dans un email ou installer un logiciel dont la sécurité n’est pas garantie. Des systèmes d’exploitation ou des logiciels non mis à jour créent des brèches faciles à exploiter. Les mots de passe trop simples et les accès réseaux mal protégés sont également des portes d’entrée fréquentes.
Pourquoi le phishing est-il la méthode prédominante des cybercriminels ?
Le phishing (ou hameçonnage) repose sur l’envoi d’emails imitants des institutions connues (banque, fournisseur) afin de tromper l’utilisateur. Par un simple clic ou en ouvrant une pièce jointe, ce dernier installe le ransomware à son insu ou transmet des informations sensibles. C’est une approche redoutablement efficace, car elle mise sur la confiance ou l’inattention des destinataires.
Quelles mesures permettent de limiter le risque de ransomware ?
Il est important de maintenir tous ses logiciels et systèmes d’exploitation à jour, de choisir des mots de passe complexes et différents pour chaque service, de sensibiliser les équipes à la reconnaissance d’emails suspects, de réaliser des sauvegardes régulières et de disposer d’outils de protection comme un antivirus et un pare-feu. La mise en place d’une surveillance des boîtes mail et du nom de domaine aide aussi à repérer rapidement toute activité malveillante.
En quoi la stratégie de sauvegarde “3-2-1” est-elle capitale ?
Cette stratégie préconise de créer plusieurs copies des fichiers sur au moins deux supports de stockage, dont un hors site, non connecté au réseau de l’entreprise. Une telle méthode évite la perte définitive de données lors d’une attaque. Si les fichiers originaux sont chiffrés, il reste toujours une version saine à l’extérieur de l’environnement infecté.
Est-il judicieux de payer la rançon en cas d’attaque ?
Le paiement d’une rançon est généralement déconseillé. Les cybercriminels ne respectent pas toujours leur engagement de restitution des données et peuvent demander des versements supplémentaires. Payer revient aussi à financer leurs activités et encourage la poursuite de ces crimes. Les entreprises qui disposent d’une bonne sauvegarde peuvent restaurer leurs données et éviter ce dilemme.
Comment réagir immédiatement face à une infection par ransomware ?
La première étape consiste à isoler les machines touchées pour empêcher la propagation. Il est également recommandé de ne pas redémarrer l’ordinateur pour éviter un déclenchement supplémentaire du ransomware. Il faut informer son équipe, contacter un spécialiste en cybersécurité, puis signaler l’incident aux autorités compétentes. Conserver une preuve du message de rançon peut être utile pour l’analyse de l’attaque et les démarches légales.
Comment récupérer mes données après un incident ?
Si des copies de sauvegardes saines sont disponibles, elles permettent de restaurer les données sans recourir au paiement d’une rançon. Il est toutefois essentiel de s’assurer que le système est nettoyé avant de procéder à la restauration. Dans le cas où aucune sauvegarde récente n’est disponible, il peut exister des outils gratuits pour certains ransomwares, ou des spécialistes en récupération de données. Il arrive toutefois que les fichiers soient irrécupérables.
Pourquoi miser sur la formation en cybersécurité ?
Les attaques aboutissent souvent par imprudence ou simple manque de vigilance d’un employé. Sensibiliser et former le personnel, par des sessions pratiques ou de l’e-learning adapté à des non-spécialistes, réduit considérablement les risques. Chacun apprend à repérer un email suspect, à gérer ses mots de passe de façon sécurisée, et à appliquer les bons réflexes pour protéger l’entreprise.
Quels outils et solutions recommander pour renforcer la sécurité dans une TPME ?
Il est conseillé d’installer un antivirus fiable, de configurer correctement un pare-feu et d’utiliser une surveillance des adresses mails et du nom de domaine. Des sauvegardes régulières, stockées dans un espace sécurisé, restent un atout essentiel. Des formations e-learning adaptées aux besoins d’une petite structure peuvent compléter efficacement ces solutions techniques en renforçant la vigilance de toute l’équipe.
