Un baromètre publié le 9 septembre 2026 par AG2R LA MONDIALE, en partenariat avec l’Alliance pour la Santé Mentale et réalisé par Ipsos bva, met enfin des chiffres sur une réalité que le terrain connaît depuis longtemps : les dirigeants de TPE et PME vont bien, disent-ils, mais ils encaissent seuls.
Ce décalage entre la façade et le vécu traverse toute l’étude. Il raconte une charge qui se porte en silence, loin des regards, que la moitié de leurs propres salariés ne soupçonne même pas.
L’essentiel à retenir
- 86 % des dirigeants de TPE et PME se disent en bonne santé mentale, mais 64 % déclarent vivre des périodes de stress intense au travail au moins de temps en temps, dont 17 % au quotidien.
- L’exposition au stress est comparable chez les salariés (68 %). Ce qui distingue le dirigeant, c’est la permanence, pas l’intensité.
- 56 % estiment ne pas pouvoir s’arrêter quelques jours sans conséquence pour leur entreprise, principalement parce qu’ils ne peuvent pas être remplacés.
- 39 % considèrent que la solitude constitue, souvent ou occasionnellement, un problème, faute d’un associé ou d’un cadre sur qui s’appuyer.
- Interrogés sur ce qui les aiderait, 48 % des dirigeants réclament des outils prêts à l’emploi plutôt que des dispositifs formels.
Le poids d’une charge que personne ne voit
86 % des dirigeants de TPE et PME se disent en bonne santé mentale, mais 64 % déclarent vivre des périodes de stress intense au travail au moins de temps en temps, dont 17 % au quotidien.
L’exposition au stress est comparable chez les salariés (68 %). Ce qui distingue le dirigeant, ce n’est donc pas l’intensité, c’est la permanence : 17 % le vivent au quotidien, contre 8 % de leurs salariés. Une charge continue, sans plage de récupération, qui finit par devenir invisible à force d’être constante.
Les deux premières sources de stress citées sont directement liées à l’activité : la situation économique (54 %) et l’accumulation des délais et des urgences difficiles à absorber (52 %).
Cette réalité révèle un fonctionnement encore très répandu dans les petites structures : tout repose sur une seule personne, qui supervise à la fois la gestion, la relation client, le développement commercial et le remplissage du carnet de commandes (même lorsqu’un ou plusieurs commerciaux y contribuent), la réputation et l’administratif. Une charge mentale qui use et qui isole. 39 % des dirigeants considèrent d’ailleurs que la solitude constitue, souvent ou occasionnellement, un problème, faute d’un associé ou d’un cadre sur qui s’appuyer.
Pourquoi les dirigeants n’arrivent pas à s’arrêter
Selon l’étude, 56 % des dirigeants estiment ne pas pouvoir s’arrêter quelques jours sans conséquence pour leur activité. 42 % ont déjà continué à travailler alors qu’un arrêt aurait été nécessaire. Parmi eux, 46 % invoquent l’impossibilité d’être remplacés et 31 % les conséquences financières que leur absence entraînerait.
C’est ce premier motif qui dit tout. Un salarié arrêté est remplacé, réaffecté, couvert par une organisation. Un dirigeant de TPE arrêté, c’est une entreprise qui ralentit. L’impossibilité d’être remplacé n’est pas un trait de caractère, c’est une conséquence directe de la concentration des rôles sur une seule tête.
Cette concentration a un coût différé que peu de dirigeants anticipent. Une entreprise qui ne tourne pas sans son fondateur devient aussi difficile à céder, un sujet qui concernera environ 500 000 entreprises françaises dans les dix prochaines années.
La santé mentale, un tabou qui manque de miroir
Pour 41 % des dirigeants, leur statut constitue en lui-même un frein à l’expression de leurs difficultés psychologiques. Un chiffre à mettre en regard d’un autre, plus troublant encore : la moitié de leurs salariés ne voit pas le sujet. 26 % estiment que leur dirigeant n’y est pas particulièrement exposé et 24 % ne se sont jamais posé la question.
Paradoxe le plus révélateur peut-être : alors qu’ils négligent souvent leur propre équilibre, 85 % des dirigeants ont déjà engagé ou envisagent au moins une action en faveur de la santé mentale de leurs salariés. Ils veillent sur tout le monde, sauf sur eux-mêmes.
Ce que les dirigeants demandent vraiment
Le manque de temps (38 %) et d’information (35 %) constituent les principaux obstacles au déploiement d’actions de prévention en entreprise. Le temps, encore et toujours, reste la première ressource manquante.
Interrogés sur ce qui les aiderait réellement, les dirigeants ne demandent ni discours ni dispositifs lourds : 48 % veulent des guides pratiques accompagnés d’outils prêts à l’emploi et 30 % des formations courtes accessibles en ligne. Autrement dit, du concret qui s’intègre à leur journée plutôt qu’une contrainte supplémentaire à absorber.
C’est une indication précieuse. Ce qui allège la charge mentale d’un dirigeant, ce n’est pas un programme de bien-être, c’est ce qui retire effectivement des tâches de sa journée et ce qui rompt l’isolement de la décision.
Comment rompre l’isolement du dirigeant
C’est précisément ce constat qui fonde l’engagement de Plus que pro auprès des TPE du bâtiment et de l’artisanat, particulièrement exposées à cet isolement. Un dirigeant qui s’épuise à tout gérer seul ne peut ni se concentrer sur son métier, ni faire grandir son entreprise sereinement.
Chaque membre du réseau bénéficie du suivi régulier d’une équipe de coaches à disposition, avec des rendez-vous mensuels pour s’approprier les outils et avancer avec méthode. Ce n’est pas un service client parmi d’autres, c’est une présence humaine qui répond directement au sentiment d’isolement que révèle le baromètre, et que les membres du réseau décrivent face caméra. L’application intègre également des experts IA, disponibles 24 heures sur 24, capables d’apporter un appui immédiat sur des questions techniques, juridiques, comptables ou de ressources humaines, autant de sujets sur lesquels un dirigeant se retrouve trop souvent seul face à ses interrogations. Ces éclairages IA constituent une aide de premier niveau, à valider auprès des professionnels compétents (avocat, expert-comptable) sur les points qui l’exigent.
La logique est la même côté outil. Plus que pro Solution ne se résume pas à une brique isolée, avis clients, gestion. Elle réunit dans un même environnement connecté les trois paramètres stratégiques dont un dirigeant a besoin, la réputation, l’audience et la gestion d’entreprise, quand ces briques restent habituellement séparées et sans lien entre elles.
Libérer du temps pour libérer l’esprit
Reste la part la plus lourde du quotidien, celle qui ronge les soirées. Automatiser ce qui peut l’être change la donne : la collecte des avis, les devis, les factures, le paiement, les relances jusqu’au recouvrement. Chaque tâche récupérée par Plus que pro Solution est une part de charge mentale en moins et une part de métier en plus, avec des résultats observés métier par métier.
Un dirigeant qui reprend le contrôle de son temps reprend aussi le contrôle de son énergie. C’est ce cercle vertueux qui compte : moins de gestion subie, plus de reconnaissance méritée et un accompagnement humain qui rappelle qu’aucun dirigeant n’a à porter cette charge seul.
La solitude du dirigeant n’est pas une fatalité. Le baromètre le montre bien, ce qui manque n’est ni la lucidité ni la volonté, mais le temps et les relais. Les dirigeants savent ce dont ils ont besoin, ils l’ont dit clairement : des outils simples, immédiatement utilisables, et quelqu’un au bout du fil. Reste à cesser de considérer que veiller sur soi est un luxe que le chef d’entreprise ne peut pas s’offrir.
Source : 1er Baromètre AG2R LA MONDIALE sur la santé mentale des dirigeants et des salariés de TPE et PME, en partenariat avec l’Alliance pour la Santé Mentale, réalisé par Ipsos bva auprès de 307 dirigeants et 1 000 salariés, terrain juillet 2026, publié le 9 septembre 2026.